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Article paru sur Online Massalia le 14 septembre 2004 par Marius
Sans vouloir re-écrire l’Histoire, je voudrais, par cet article, remercier tous ceux qui ont permis à notre cité d’être libérée.
Libération de Marseille.
6 juin 1944 le premier débarquement en Normandie précède de deux mois et demi une opération similaire en Provence. Les alliés ferment la tenaille pour libérer la France.
16 août 1944 le débarquement allié permet de libérer les villes du Sud.
Sous les ordres du Général de Lattre de Tassigny, Toulon est attaqué le 20 ; les troupes passent par Signes puis Cuges-les-Pins ; descendent le Col de L’Ange où les chars du général Sudre feront le nettoyage. Le QG du Général de Montsabert sera basé à GEMENOS.
Les troupes alliées attaquent Marseille par le Nord (le 24 Septèmes est libre) et par l’Est (St Marcel,la Pomme).
Les allemands occupent ND de la Garde. Le 25, Le Gal de Monsabert et le Gal Sudre organisent l’assaut grace aux chars Sherman et aux tirailleurs algériens.
Deux chars seront touchés et immobilisés : le Jeanne d’Arc et le Jourdan. Le Char « Jeanne d’Arc » est toujours aux pieds de Notre Dame de la Garde au centre de la Place du colonel Edon. Des gerbes ont été déposées pour cet anniversaire de 60 ans.
Témoignage d’un ancien combattant :
« en tant qu’ancien de la 1er cie du 7e tirailleur algérien, j’ai participé aux combats de Libération de Marseille et ceux de ND de la Garde. Le Maréchal des Logis André Kerch, chef du char Jeanne d’Arc, est mort dans l’explosion de son engin avec le Brigadier Guillot et le soldat Clément. Le conducteur Contursi, décédé à Marseille en 2002 et son aide conducteur Riquelme ont survécu à l’explosion. Svp noter que le camp militaire actuel de Carpiagne (entre Cassis et Marseille sur la route de la Gineste) porte le nom d’André Kerch »
signé : Colonel Pascal Susini Marseille 8e arrdt.
Le matin du 28 août 1944, la proclamation du général de Monsabert s’affiche sur les murs :
« Habitants de Marseille, Marseille est définitivement délivrée. »
Le bourdon de Notre-Dame-de-la-Garde entraîne les cloches des Accoules et de toutes les églises.
Dès le lendemain, le général de Monsabert fait don à la basilique de son fanion de voiture : un fanion aux couleurs algériennes ayant fait les campagnes de Tunisie et d’Italie et portant, en maints endroits, des impacts de balles. Un des ex-voto les plus précieux de Notre-Dame de la Garde.
et le 12 septembre 2004 Marseille se souvient
et fête avec 13 jours de retard sa libération 60 ans après.
Article paru sur Online Massalia le 31 mars 2005 par Marius
La Basilique Notre Dame de la Garde : la Bonne Mère.
Bon Anniversaire.
Pour fêter les 150 ans de la pose de la 1ère pierre, Marseille aura attendu la 151ème année.
Il fallait en finir avec les travaux de rénovation pour dégager le site. Amoureux du site, venez voir la basilique parée de toutes ses belles couleurs.
Symbole même de l’identité marseillaise, Notre Dame de la Garde est affectueusement appelée "la Bonne Mère".
Bâtie sur la colline, la basilique domine la ville à 154 m d’altitude. Les amateurs de photo sont unanimes pour déclarer qu’il n’y a pas meilleur point de vue.
Visiteurs de Marseille, que vous arriviez en bateau, en avion, en train, en voiture, à pied, votre premier clin d’ il sera pour notre Bonne Mère.
En effet, en entrant dans Marseille par mer ou par une des trois autoroutes ou par la gare SNCF St Charles, Notre Dame vous regarde et surplombe la Ville.
Pour vous rendre à la Basilique, le mieux serait de partir du Vieux Port.
Du Ferry Boat devant la Mairie vous prendrez une belle photo de Notre Dame.
Ensuite en voiture ou à pied, suivre les itinéraires fléchés. Il vous sera aussi possible de prendre le bus n°60 de la Ville ou le « petit train » ou le bus à impériale.
Si vous hésitez, demandez votre chemin pour goûter notre accent.
En approchant de la colline, si vous êtes passés par le quartier Vauban, vous traverserez la pinède du Bois-Sacré et vous aurez une pensée pour le défunt funiculaire [1].
Un ascenseur intérieur permet un accès direct à la Basilique.
Dans cette visite, ne pas oublier les ex-voto contre les murs ou pendus.
Cherchez celui de l’OM et celui de Drogba.
Offert le 17 mai 2004 par l’OM et le joueur, le maillot a été accroché fin mars 2005.
Le lundi 17 mai 2004, trois heures avant de s’envoler vers Göteborg pour y disputer la finale de la Coupe UEFA, les Olympiens se rendent à ND de la Garde, comme leurs prédécesseurs en mai 93 avant la finale de Munich. Les milanais étaient eux aussi venus en 91 avant leur Œ de finale au vél.
Nöel Guidicci, gardien de la Basilique et grand supporter de l’OM a proposé au Père Levet d’encadrer le maillot de Drogba et de le suspendre avec les ex-voto.
Il est placé à droite, en rentrant dans la basilique, à côté du fanion triangulaire de l’OM, suffisamment haut pour éviter toute tentative de vol.
Faites ensuite, le tour de la Basilique pour admirer le panorama unique sur Marseille.
Sur la façade comptez les traces de balles de la guerre 39 - 45 (voir l’article "1944 Marseille était libérée. 60 ans déjà")
Achetez un cierge puis descendez à la Crypte (les cierges s’achètent dans la boutique située au niveau supérieur).
La tradition [2]veut que chaque visiteur dépose un cierge dans le four de la Crypte.
Libre à lui de prier dans sa langue ou dans sa religion. Alors n’oubliez pas d’acheter un cierge !
Faites un v u si vous ne connaissez pas de prière.
Vous pouvez demander à la Bonne Mère d’aider l’OM à redevenir un grand ?
Horaires d’ouverture de la basilique et de la crypte : hiver 7h 30 à 17h 30, été 7h à 19h.
HISTORIQUE
Depuis les temps préhistoriques et plus sûrement depuis les romains une vigie existe sur cette hauteur.
Au VIIIe siècle, le lieu portait le nom de Colla Illide, puis au Xe siècle Guardia.
Une ordonnance de Charles II d’Anjou au XVe siècle fait état de la colline de la Garde et y établit un relais. Les signaux étaient effectués par des feux. Le jour avec de la paille hachée et mouillée, la nuit par un feu de bois. Ensuite, les signaux se firent avec des voiles et des drapeaux.
François 1er fait construire le fort du Château d’If pour protéger Marseille des armées de Charles Quint.
Le 22 janvier 1516, le roi monta sur la colline [3] et décida l’édification d’un fort autour de la chapelle (voir la salamandre et les 3 fleurs de lys, emblème de François 1er) au-dessus du porche côté nord.
Sur cette colline plusieurs constructions vont apparaître.
La première en 1214, quand un ermite, maître Pierre, reçoit l’autorisation de Guillaume d’Aligano, abbé de St Victor, de construire sur ce terrain appartenant à l’Abbaye de St Victor.
A partir du XVIe siècle, le lieu de culte s’enrichit des visites des pêcheurs. De cette époque datent les premiers ex-voto déposés par les marins. Avant cette période ils se rendaient à l’autel Notre Dame de la Mer de l’église Notre Dame du Mont.
En 1807 la Chapelle rouvre ses portes après en avoir interdit l’accès durant les années de la Révolution.
Il faut penser à installer une cloche et donc on construit un clocher en 1843. Le bourdon fut fabriqué à Lyon par Gédéon Morel. Transporté sur un chariot, il fut exposé en septembre 1845 à la Plaine St Michel (notre Place Jean Jaurès).
Le 5 octobre, il est béni et baptisé "Marie-Joséphine", pèse 8 234 kg avec un diamètre de 2,40 m pour une hauteur de 2,50 m avec un battant de 300 kg.
L’actuelle basilique est le second chef d’oeuvre d’Espérandieu [4].
Il dessine les plans lors de son troisième séjour à Marseille. Il en a conçu l’idée et choisit l’emplacement à la place de la vieille chapelle datant de François 1° qui tombait en ruines. Il entretient une correspondance importante avec Monseigneur Mazenod [5].
Dans un premier temps, Léon Vaudoyer assiste au conseil d’administration du sanctuaire le 30 décembre 1852, par la suite, c’est Espérandieu (architecte-délégué) qui règle tout.
Sans le savoir vraiment, Espérandieu va construire l’un des monuments les plus célèbres du monde. Le 20e en renommée internationale d’après le London architectural book.
C’est ce que l’on appelle en architecture une construction Polis Éponyme (qui marque une ville).
C’est le monument symbole de Marseille.
La construction durera 5 ans sous la surveillance d’Espérandieu avec trois maîtres maçons Pierraille, Fournier et Fouque. 17O OOO tonnes de matériaux, vingt trois cargaisons de marbres et de porphyre venus d’Italie mais aussi hélas vingt cinq accidents dont sept mortels. 453 ouvriers travailleront en permanence sur ce chantier, un des plus importants de la France du XIX° siècle.
Cinq percements de rues seront nécessaires pour l’accès des matériaux.
Espérandieu a signé cette oeuvre au sol, prés du troisième pilier central de la nef d’un E et d’un D entrecroisés ; la dalle a malheureusement été volée au début du siècle.
Les notes et les plans de la basilique ont été en partie détruits lors de l’incendie interne des archives en 1903.
La 1ere pierre est posée le 11 septembre 1853 par Mgr Mazenod et la consécration le 5 juin 1864 en présence des plus grandes autorités religieuses du moment (renouveau du culte marial).
Inspiration orientale mauresque byzantine, la tour en façade est vantée par le théoricien de l’architecture Alex Copudo.
Le campanile supporte une statue monumentale de la Vierge (plus de 9 mètres) ; elle fut confiée au sculpteur Eugène-Louis Lequesne [6], exécutée en bronze, dorée à la feuille d’or par les ateliers CHRISTOFLE de Paris et mise en place en septembre 1870. Le sculpteur Lequesne a aussi réalisé les deux statues de Pégaze situées sur le toit de l’Opéra Garnier à Paris.
Très vite, les Marseillais vont adopter ce monument en le nommant " la Bonne Mère ".
En 1931, à l’occasion de la fête du couronnement de ND de la Garde, la couronne de l’Enfant Jésus sertie de pierres précieuses fut créée dans les ateliers de la joaillerie REY. Cette maison fut fondée en 1785 comme en témoigne la magnifique céramique conservée au-dessus de l’immeuble 39 de La Canebière.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la colline sert de bastion à l’armée allemande ; elle sera libérée le 25 août 1944.
Le 8 juillet 1947, Charles Wojtyla, étudiant à Rome, a signé le registre des visites de Notre Dame de la Garde, il devint Pape sous le nom de Jean-Paul II.
En 2000, d’importants travaux de rénovation sont entrepris avec une souscription publique de fonds.
Avril 2001 : pose de la 1ere pierre de la restauration par Mgr Bernard Panafieu, Archevêque de Marseille [7].
Le 16 mai 2001, des vandales ont escaladé, de nuit, les échafaudages mis en place pour les travaux de restauration. Ils ont cassé deux des quatre bras des anges et les trOMpettes qu’ils tenaient. Une restauration urgente a eu lieu dans l’année.
25 ouvriers ont remplacé 2 500 pierres vertes. Ce grès de Florence (la pierre de Golfalina) très fragile a été rongé par la pollution. Il avait reculé de 3 cm par rapport aux pierres blanches et on mesurait jusqu’à 8 cm dans le clocher indique Xavier David l’architecte chargé de la rénovation.
Un échafaudage de 110 tonnes permet d’atteindre la tour du clocher. La jupe de plomb de la Vierge sera plaquée d’une fine couche d’or.
Facture de 6,8 M d’euros payée par moitié par des subventions de la Ville de Marseille, du Conseil Général des BdR et de la Région PACA, le reste par plus de 20 000 donateurs particuliers et de nombreuses entreprises (dont l’OM). Une plaque commémorative est scellée à l’entrée de la crypte.
Juillet 2004 les travaux extérieurs de rénovation sont terminés ; les travaux intérieurs concernant la restauration des mosaïques du sol, des murs et des plafonds (3,5 M d’euros) finiront en mai 2005.
NB :La basilique sera totalement fermée au public du 2 janvier au 8 avril 2006 pour permettre le début de travaux de rénovation intérieure. Le chantier vise à restaurer et mettre en valeur les mosaïques du XIXème siècle ornant le choeur de la "Bonne Mère". Le reste du site, dont la crypte, resteront toutefois accessibles durant la fermeture de la basilique.
Mgr Roger Etchegaray [8], actuellement en poste au Vatican, présida les cérémonies de l’anniversaire aux côtés de Mgr Panafieu.
Quelques chiffres :
- ND de la Garde est le monument le plus visité de la ville avec 1 600 000 visiteurs annuels
- Altitude de la colline 147,85m
- Hauteur des remparts 13,15 m
- Hauteur de la Tour 33,80m
- Hauteur du piédestal de la statue 12,50m
- Hauteur de la statue monumentale 9,72m
- Poids de la statue 9.796kg
- Poids du bourdon 8,234 Kg
- Tour du poignet de l’Enfant Jésus 1,10 m
- Dans la Crypte : 20 tonnes de cierges et 250 000 veilleuses sont brûlés par an.
quelques sites à voir :
- Photos de Sami Sarkis sur Marseille
- Photos de Marseille et sa Bonne Mère
- Photos de Philippe Sasso
- Visites en 360° de Marseille
- Marseille ville d’art et d’histoire
- Biographie d’Eugène Mazenod sur le site du Vatican
Post-Scriptum :
Des livres parmi tant d’autres ?
« Notre Dame de la Garde » de José Lenzini et Thierry Garro.
Tout sur l’histoire mouvementée du célèbre funiculaire par le Chapelain actuel de Notre-Dame de la Garde (ordonné prêtre en 1948, Chapelain depuis 1982).
«Marseille, zig-zag dans le pas » Pierre Gallocher, 1984 Paul Tacussel Editeur
Notes :
[1] le funiculaire :
20 millions de visiteurs ont emprunté le funiculaire qui reliait la rue Dragon à Notre Dame.
1er projet en 1881 avec un funiculaire à ballon, 2e projet en 1888 avec un départ du boulevard Gazzino, ce sera le 3e projet qui sera retenu.
La Société Ascenseur ND de la Garde gèrera les travaux réalisés par Forges et Chantiers Méditerranéens sous la direction de l’ingénieur Meslin, chantier de 2 ans 1/2.
Début des travaux : 20 janvier 1890
Sur un plan incliné à 60 % et une longueur de 84 m deux cabines utilisaient un système dit « balance à eau ». On versait 4 tonnes d’eau qui faisait descendre la cabine et monter celle d’en bas. Des pompes remontaient l’eau avec une machine à vapeur de 25 cv.
Date d’ouverture au public : 30 juillet 1882, la montée durait 2 minutes.
Du 14 au 22 octobre 1899 le funiculaire fonctionnera de nuit pour permettre aux Marseillais d’admirer la ville illuminée pour les fêtes du 25e Centenaire de Marseille.
Mr Flaissière, Maire de Marseille, allumera, le 14 octobre, un feu sur la place du départ du funiculaire, signe du début des festivités.
Pour des raisons de sécurité et de coût des rénovations nécessaires le funiculaire terminera sa montée le 11 septembre 1967 à 18 h30.
La démolition de l’ouvrage sera réalisée en mars 1974.
[2] Autre tradition :
en remerciement certains montent à la Vierge à pied de plus ou moins loin ; je connais une Maman qui est ainsi partie pedibus de la Valentine après la réussite universitaire de son fils
[3] Quelques autres visiteurs célèbres :
2.7.1777 Le Comte de Provence, frère de Louis XVI et futur Louis XVIII ;
avril 1793 le duc d’Orléans, Philippe-Egalité et ses deux fils, le prince de Conti et la duchesse de Bourbon y sont emprisonnés ;
1802 puis 1838 Chateaubriand ;
9.9.1860 Napoléon III et l’Impératrice Eugénie assistent à une messe (leur calèche emprunta le cours Bonaparte devenu depuis Cours Pierre-Puget) ;
[4] Jacques Henri ESPERANDIEU 1829 - 1874
ses grandes uvres à Marseille : la construction de la Nouvelle Cathédrale de la Major, le Palais Longchamp et ND de la Garde.
Né à Nîmes le 20 septembre 1829, il meurt le 10 juillet 1874.
Ses obsèques rassembleront" une foule océanique et font " la une " du journal " le Petit Marseillais ". Une procession spéciale eut lieu à Notre Dame de la Garde avec en tête tous les corps du bâtiment de la ville. Les cloches de Marseille se sont toutes mises à sonner à 11 du matin et les bateaux firent retentir leurs sirènes.
[5] Charles-Joseph-Eugène de MAZENOD
né à Aix-en-Provence, le 1er août 1782, décédé le 21 mai 1861. Eugène créa et fut élu supérieur général de la nouvelle congrégation d’"Oblats de Marie Immaculée" que le Pape Léon XII approuvait le 17 février 1826. Mgr Mazenod créa de très nombreuses églises dans Marseille.
[6] Eugène Louis LEQUESNE (Paris 1815- 1887)
Après avoir obtenu un diplôme d’avocat, il entre en 1841 à l’école des Beaux Arts dans l’atelier de James Pradier. Il devint un artiste quasi-officiel exposant au Salon à partir de 1842. Grand prix de Rome en 1844, Grand Prix de sculpture la même année en France lors du Salon. Chevalier de la Légion d’Honneur.
Il exécute des sculptures pour des monuments parisiens : le Louvre, la gare du Nord, le Palais de Justice, "le faune dansant" grandeur nature (2 m) dans le jardin du Luxembourg. Il réalise les deux statues de Pégaze situées sur le toit de l’Opéra Garnier à Paris.
[7] Bernard PANAFIEU
Né le 26 janvier 1931 à Châtellerault (Vienne). Prêtre le 22 avril 1956 pour le diocèse d’Albi, nommé évêque le 18 avril 1974, ordonné évêque le 9 juin 1974, archevêque de Marseille depuis 1995, créé cardinal le 21 octobre 2003.
[8] Roger ETCHEGARAY
né le 25 septembre 1922, dans les Pyrénées à Espelette, Prêtre le 13 juillet 1947 pour le diocèse de Bayonne, nommé évêque le 18 avril 1974, ordonné évêque le 29 mars 1969, archevêque de Marseille le 22 décembre 1970, créé cardinal le 30 juin 1979. En poste au Vatican depuis le 8 avril 1984.
